Indemnité kilométrique vélo : le bilan

Dans le cadre du plan d’action « mobilités actives », le ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie avait expérimenter l’indemnité kilométrique vélo durant 5 mois. L’idée était alors d’inciter les salariés à troquer leur véhicule à moteur contre un vélo. Les entreprises partenaires versaient alors 25 centimes d’euros par kilomètre parcourus aux apprentis cyclistes. Alors que le projet de loi de transition énergétique va être examiné par le Sénat, c’est l’heure du bilan, avec un communiqué en date du 23 Janvier. 

Tout d’abord, le nombre de « cyclistes » parmi les 8000 salariés concernés est passé de 200 à 419. De même, la part modale du vélo pour un déplacement professionnel a augmentée de 50% sur cette population, pour parvenir à un correct 3,6%.

La rémunération par kilomètre a cela de pertinent qu’elle rend les adhérents moins frileux aux distances sur pistes cyclables : lorsqu’un cycliste salarié réalise en moyenne 3,4km par jour, les cobayes du dispositif poussent la barre au delà des 5km parcourus à vélo, qu’il soit électrique ou non. D’après l’étude, la santé des salariés serait elle aussi améliorée par le projet.

On note une division par 2 du nombre de personnes en situation d’insuffisance d’activité physique …

Si l’on regarde de plus près les adhérents au système d’indemnité kilométrique vélo, on remarque que plus de la moitié était utilisateur de transport en commun. Quand on sait que la météo et le temps de parcours impactent fortement l’utilisation d la bicyclette, on comprend rapidement les avantages de l’intermodalité.

A noté que plus le réseau de transport en commun de la ville est développé et optimisé, moins l’impact de cette mesure favorisent l’augmentation de la part modale. Et, une fois n’est pas coutume, si une importante partie des nouveaux cyclistes utilisait un véhicule particulier, la majorité vient en fait du covoiturage.

Il va sans dire qu’une telle mesure n’a rien de suffisante. Des freins existent bel et bien, notamment lorsqu’il s’agit d’aménagement urbain (tourne à droite cycliste, piste cyclable séparée…) ou de dispositif d’aide à l’achat propre aux villes. Mais elle répond de manière concrète au problème du rationnement énergétique lié à nos déplacements, et ça, c’est déjà un début !

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