Test du Biporteur/Cargobike LvsH Bullitt

Cargobike bullitt rose

Aujourd’hui je vais  vous parler d’un de mes outils de déplacement quotidien : mon biporteur Bullitt.

Histoire du Bullitt

Dans la ville de Copenhague, Lars Malmborg et Hans Fogh créent la marque Larry vs Harry. Ils ont pour objectifs de concevoir un vélo rapide, léger, solide et maniable. Sur la base du vieux Long John de Harry, ce cargobike devra aussi être sexy et désirable. Ainsi naît le Bullitt.

Sur ce secteur qui commence à attirer sérieusement la concurrence, cette marque Danoise a su imposer et pérenniser son unique modèle. Dernière nouveauté en date : le configurateur sur le site, qui vous propose de visualiser en direct votre prochaine monture.

Le test du biporteur

Les premiers tours de roues sont, il faut le dire, plutôt chaotiques. L’impression de conduire une semi-remorque est alors impressionnante. Le rayon de braquage parait gigantesque et la rotation de la roue avant est limitée par le système de direction, notamment pour tourner à gauche. Passée la technique du « je ne regarde pas la roue de devant », on se rend compte que le Bullitt file droit, avec une sensation de rouler sur un rail. Les lignes droites s’avalent sans broncher. La légèreté et la rigidité du vélo à vide offrent des performances hors du commun. Et lorsque le poids du chargement augmente, le Bullitt devient plus souple et confortable.

 

Bullitt des champs

J’ai d’abord commencé avec un groupe Shimano Deore 27v et des pneus Schwalbe Marathon Supreme. Cette configuration, axée sur la polyvalence m’a offert quelques belles longues sorties (environ 100 km). Idéal en randonnée, sur les bords de canaux ou voies vertes, la capacité d’emport du Bullitt évite la question du «besoin» . Dans mon cas, j’utilise un sac étanche de voyage, le Ortlieb Duffle Bag 85L. Il rentre parfaitement sur la plateforme Honeycomb et supporte n’importe quelle pluie d’orage. Je dirais qu’avec ce genre de pneu (qui accepte une pression de 6 Bars), le confort du vélo est fortement lié au poids emporté. Véritable barre à mine sans charges, il devient agréable autour des 30 Kg.Photo du biporteur Bullitt

Bullitt des villes

Mes besoins ayant évolués, j’ai troqué mon Deore par un moyeu Alfine en 8 vitesses : je ne fais aujourd’hui plus que de la ville et sur Rennes, ni les distances, ni le relief ne justifient un Alfine 11 vitesses.
Comme le centre ville historique comporte de nombreuses zones pavées, j’ai également changé les pneus pour les Schwalbe Big Apple. Une technologie « balloon bike » qui permet de conserver un rendement honorable tout en filtrant littéralement les imperfections de la chaussée. Absolument génial ! Associé à la souplesse de la boite Alfine, on obtient le vélo urbain parfait.
Les arrêts/relances se font dans un confort sans nom. L’encombrement de l’engin n’est jamais un problème pour le stationnement, mais rebute les voleurs lorsque l’on met seulement l’antivol de cadre. S’arrêter faire les courses ne prends alors plus que quelques secondes et on peut facilement ramener de quoi tenir une semaine pour deux. Les packs d’eau, les yaourts ne font plus trembler le porte-bagage.

Accessoires

Je suggère deux accessoires indispensables pour l’utilisation d’un cargobike Bullitt :

– La Honeycomb : On se dit que pour 174€, on peut aisément se fabriquer une planche… Si vous n’êtes pas super équipé, oubliez tout de suite. Cette planche, hyper légère car construite en aluminium, est à toute épreuve et sa surface antidérapante vous rendra bien des services. Il est par exemple possible de rouler avec un objet dense sur la plateforme sans l’attacher.

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– Le damper kit : Indispensable si vous compter transporter des charges ou un enfant, à fortiori avec des pneus larges. Je l’ai récemment enlevé, pour pouvoir rouler sans les mains. C’est pratique, mais j’ai maintenant besoins d’au moins deux mains lorsque la roue avant entre en résonance en pleine descente. le damper est un amortisseur de direction réglable et joue parfaitement son rôle.

Bullitt-damper

Le reste des accessoires comporte quelques incontournables, comme le siège pliant, qui, combiné au kit Side Panel ou au Canopy vous permettra de transporter jusqu’à deux enfant de moins de 10 ans. Le Side Panel est également intéressant pour faire de l’utilitaire : vous pouvez en pratique laisser à l’abri des regards vos achats du magasin précédent.

Conclusion

Ce biporteur « sportif » est donc à réserver aux habitués. Avec sa position de conduite typée Vtt et la rigidité du cadre, il n’est pas aussi facile à prendre en main qu’un Urban Arrow ou un Bakfiets. Mais à l’usage, il est aussi plus polyvalent et nécessite moins vite une assistance électrique en utilisation quotidienne. Un bon choix pour le cycliste/parent un peu sportif !

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